Non au harcèlement : tous concernés, tous acteurs

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Chaque année, le premier jeudi qui suit les vacances de la Toussaint, les écoles, collèges et lycées de France se mobilisent contre le harcèlement. Cette année, ce sera le jeudi 5 novembre 2026. Au Collège Les Tournelles, nous souhaitons que ce message dépasse les murs de l’établissement : le harcèlement ne s’arrête pas à la grille du collège. Il se poursuit dans le car scolaire, au stade, au village… et sur les écrans, le soir, à la maison. Parents, grands-parents, voisins, éducateurs, commerçants, enfants et adolescents de la commune : nous sommes tous concernés, et nous pouvons tous agir.

Le harcèlement, de quoi parle-t-on ?

Le harcèlement, ce n’est pas une simple dispute ni « des histoires d’enfants ». On parle de harcèlement quand trois éléments sont réunis :

  • La répétition : moqueries, insultes, mises à l’écart, bousculades, rumeurs… qui reviennent jour après jour.
  • L’intention de nuire : il ne s’agit pas d’une maladresse, mais d’actes qui visent à blesser.
  • L’isolement de la victime : un ou plusieurs élèves s’en prennent à un camarade qui ne parvient plus à se défendre seul.

Le cyberharcèlement en est le prolongement numérique : messages humiliants, photos ou vidéos diffusées sans accord, groupes de discussion dont on exclut quelqu’un, faux comptes… Parce que le téléphone suit l’enfant partout, la victime n’a plus de répit, même chez elle.

Depuis la loi du 2 mars 2022, le harcèlement scolaire est un délit inscrit dans le Code pénal. Ce n’est donc pas « un jeu » : les conséquences peuvent être graves, pour la victime comme pour les auteurs.

Parents : repérer les signaux qui doivent alerter

Un enfant harcelé en parle rarement spontanément : il a souvent honte, peur des représailles ou peur d’inquiéter ses parents. Certains changements doivent attirer votre attention, surtout s’ils apparaissent brusquement ou s’accumulent :

  • refus d’aller au collège, maux de ventre ou de tête le matin, notamment en début de semaine ;
  • baisse soudaine des résultats scolaires, perte de concentration ;
  • isolement, repli sur soi, perte d’intérêt pour ses activités habituelles ;
  • troubles du sommeil ou de l’appétit, irritabilité, tristesse ;
  • affaires abîmées ou « perdues », bleus inexpliqués ;
  • réaction inhabituelle face au téléphone ou à l’ordinateur : anxiété à la réception d’un message, ou au contraire refus soudain de s’en servir.

Que faire ? Prenez le temps d’écouter sans juger et sans minimiser (« ce n’est rien », « défends-toi »). Dites-lui que ce n’est pas de sa faute et qu’il a eu raison de parler. Conservez les preuves éventuelles (captures d’écran, messages). Puis contactez rapidement le collège : le professeur principal, la vie scolaire, le CPE ou la direction. Au Collège Les Tournelles, comme dans tous les établissements, le programme pHARe prévoit une équipe formée pour prendre en charge chaque situation signalée, jusqu’à sa résolution.

Et si votre enfant est l’auteur de harcèlement ? Ce n’est pas facile à entendre, mais c’est essentiel d’agir : parlez-en avec lui, aidez-le à mesurer la souffrance causée, et travaillez avec l’équipe éducative.

Infographie Harcèlement

Habitants de la commune : chaque adulte compte

Dans un village, les enfants sont souvent sous le regard de nombreux adultes : au club de sport, à la médiathèque, à l’arrêt du car, dans les commerces, dans la rue. Vous êtes peut-être témoin de moqueries répétées, d’un enfant toujours seul ou toujours visé. Ne détournez pas le regard. Intervenir calmement, rassurer l’enfant concerné, rappeler que ces comportements ne sont pas acceptables, et en parler à ses parents ou au collège : ces gestes simples peuvent tout changer. Le harcèlement prospère dans le silence et l’indifférence ; une communauté attentive est la meilleure des protections.

Enfants et ados : vous avez le pouvoir d’agir

Tu es victime ? Ce n’est pas de ta faute et tu n’as pas à le supporter. Parles-en à un adulte en qui tu as confiance : tes parents, un professeur, le CPE, l’infirmière, la professeure documentaliste au CDI… ou appelle le 3018, c’est gratuit et anonyme.

Tu es témoin ? Tu as un rôle très important. Le harceleur cherche un public : si personne ne rit, ne « like » et ne partage, il perd son pouvoir. Ne participe pas, va voir celui ou celle qui est mis à l’écart, et alerte un adulte. Prévenir un adulte, ce n’est pas « balancer » : c’est protéger quelqu’un.

En ligne aussi, les règles sont les mêmes : on ne publie pas la photo de quelqu’un sans son accord, on ne relaie pas les rumeurs, et un message blessant, même « pour rire », reste blessant.

Les numéros à connaître

  • 3018 : numéro national unique contre le harcèlement et le cyberharcèlement. Gratuit, anonyme et confidentiel, 7 jours sur 7 de 9 h à 23 h, par téléphone, par tchat sur 3018.fr ou via l’application 3018 (qui permet aussi de conserver les preuves dans un coffre-fort numérique). Il s’adresse aux jeunes, aux parents et aux professionnels.
  • 119 : Allô Enfance en danger, 24 h/24, pour tout enfant en danger ou en risque de l’être.
  • 17 ou 112 : en cas d’urgence ou de danger immédiat.

Ressources en ligne pour aller plus loin

Pour les parents et les adultes

Pour les enfants (à regarder ensemble)

  • Vinz et Lou stoppent la violence : de courts dessins animés (environ 2 minutes) pour les 7-12 ans, sur le respect, le harcèlement et le cyberharcèlement. Idéal pour lancer la discussion en famille.
  • Les vidéos lauréates du prix « Non au harcèlement », réalisées par des élèves de toute la France, sont à découvrir sur le site du ministère. Des jeunes qui parlent aux jeunes, avec leurs mots.

Ensemble, brisons le silence

La lutte contre le harcèlement ne se limite pas à une journée par an : elle se construit au quotidien, par l’écoute, la vigilance et le respect. Le CDI du Collège Les Tournelles, partagé avec la médiathèque municipale, est aussi un lieu ouvert pour en parler : n’hésitez pas à venir y demander conseil, ou à emprunter des livres et albums qui abordent ces questions, à lire seul ou en famille.

Face au harcèlement, une seule règle : en parler. Ne restez pas seuls, nous sommes là.